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LETTRE DE JANVIER 2026

Publié le 4 février 2026
Bonne année 2026 !
La vieille dispute des historiens français sur l’achèvement de l’ère révolutionnaire doit être repensée à nouveau frais, en une époque où le libéralisme tend à dissoudre totalement la démocratie. Le groupe de réflexion Cérès 21 a ainsi invité  Jean-Baptiste Chikhi-Budjeia à répondre à la question : «  La révolution française a-t-elle encore quelque chose à nous dire ? »  Il est notamment question du groupe des Antipolitiques d’Aix dont l’actualité demeure furieuse …
J’ai lu un texte lors d’une cérémonie en mémoire d’un ami. Sa vie même, en effet, a témoigné de ce besoin d’enracinement qui, comme la magnifiquement montré Simone Weil, est une part essentielle de notre humanité.
L’héritage de Georges Clemenceau est très controversé. Les gauches communistes et postcommunistes sont violentes dans leurs critiques envers cette figure historique, ce qui leur permet d’occulter leurs turpitudes passées comme présentes, leur trahison de ce qui fit l’identité de la gauche telle qu’elle s’est forgée au cours de l’affaire Dreyfus. Quant aux gauches socialistes et modérées, elles préfèrent recouvrir par leur silence le patriote que fut Clemenceau, le dernier des Jacobins, comme l’a écrit Michel Winock. Mais, l’histoire est rusée : la crise de la démocratie peut obliger à faire retour sur ce moment fondateur que fut la geste jacobine. Peut-être dans l’optique d’un néo-jacobinisme ?
Pour conclure, vous pouvez trouver dans le lien en dessous la postface –  écrite avec Alban Mathieu – de La nouvelle servitude, ouvrage que l’on doit à Guy Bois (2003). Les éditions Perspectives libres –qu’elles en soient remerciées ! –viennent de rééditer ce texte augmenté donc (avec aussi une préface de Jacques Sapir). Ce livre est disponible via l’Internet*.

 

A bientôt,
JM
*«  La mondialisation est aujourd’hui en fin de course. Les classes politiques occidentales devant un monde qu’elles ne comprennent plus et qui a durablement appauvri leurs pays hésitent entre ânonner « nous n’avons pas voulu cela » et soupirer « on n’y est pour rien ». Pourtant que ne nous avaient-ils pas promis ? La mondialisation ne pouvait être qu’heureuse ? Comment auraient-ils pu savoir ? Peut-être en écoutant les voix discordantes et lucides qui, avec l’Histoire comme socle, ont pu annoncer la lente dérive du mondialisme jusqu’au marasme actuel. Ces voix, menacées, marginalisées ne doivent pas être oubliées. Tel fut cet ouvrage du médiéviste Guy Bois qui à partir de sa connaissance encyclopédique du monde médiéval nous montra combien une nouvelle nuit tombait sur la liberté des hommes. Il est temps de redécouvrir ce classique de la souveraineté pour édifier une nouvelle génération capable de reconstruire ce que cette Nouvelle servitude a détruit. Guy Bois, était historien et médiéviste. Préface de Jacques Sapir. Postface de Jérôme Maucourant et Alban Mathieu ».